samedi 11 avril 2009

Le NCSBlog-thon...

Nous souhaitions profiter de ce long week end pour passer deux messages qui, pour une fois, sortiront un peu du cadre "Mon Dieu, on est vraiment super dans la merde!" (Et concernant la cantine, c'est à prendre au premier degré).

Le premier... Pour vous remercier. De nous lire, bien sûr, mais aussi pour vos commentaires, vos encouragements, que nous commencons à recevoir sur notre adresse email (sauvonsnosvies@gmail.com).

Après 3 semaines d'existence, notre compteur de visite s'affole et tourne maintenant autour de 40-50 connections par jour. Le très sérieux magazine "Challenge" affirme que notre blog est devenu le site internet le plus fréquenté par la Direction après Boursorama !! (Nous la saluons au passage, notre chère Direction). Aujourd'hui, lorsque l'on tape "Autoliv NCS" dans google, nous apparaissons en page 2 !

Revenons sur terre. Ce n'est pas encore aujourd'hui que Yahoo, ou Microsoft, vont nous racheter pour un ou deux milliards d'euro. Cependant, nous sommes agréablement surpris par un démarrage, qu'on nous avait promis difficile. Donc, encore une fois : MERCI !

D'autre part, et pour faire face à une actualité sociale toujours plus fournie, Nous lançons un appel à candidatures : vous êtes dynamique ? Vous parlez bien la France ? Vous l'écrivez aussi ? Et vous avez pleins de super idées pour animer cet espace ? Viendez donc nous rejoindre ! Le salaire n'est certes pas très attractif, mais l'ambiance est bonne, et les bières, fraîches ! Egalement, si vous souhaitez que nous abordions des sujets en particulier, contactez nous , toujours à cette même adresse : sauvonsnosvies@gmail.com

Bonne soirée à tous

L'équipe d'NCSBlog (Qui vous remercie une dernière fois, parce que ça ne fait pas de mal)


vendredi 10 avril 2009

Mieux vaut tard que jamais...

Le temps nous a manqué pour les diffuser hier, les voici donc aujourd'hui : les photos des cuisines de notre cantine, prises lors de la visite du CHSCT du 27 mars dernier.

A la suite de ces images, vous trouverez une liste non exhaustive des points relevés par ce comité. Sachez enfin qu'un plan d'action a été créé suite à cette visite. Un plan sur lequel ne figure aucune date de réalisation, aucun délai, ni aucune désignation de pilote. Des blancs qui ne traduisent que trop bien la stratégie du CHSCT dans cette histoire : celle de l'autruche !

Nous n'ajouterons rien, et vous laissons le temps d'un weekend pour digérer tout cela. Quoique les images ci-dessous donnent plus envie de vomir !

Et n'imaginez pas une seconde que nous en resterons là !

L'équipe d'NCSBlog



(Oui, c'est de la moisissure)


(Dites bonjour à l'araignée)


(Encore une !)


Points relevés :
- Faïences murales en chute libre, peinture écaillée tombe dans les plats.
- Système de filtration d’eau encrassé.
- Nettoyage des mains pas faites dans le respect du protocole.
- Présence de fourmis à divers endroits.
- Présence de crottes de souris.
- Pichet à vin sale et les retourner pour éviter que la poussière rentre à l’intérieur.
- Pichet à eau idem
- Fontaine à eau buses entartrées.
- Hotte aspirante une fois par mois les grilles sont nettoyées par NCS mais les goulottes en dessous ne sont pas nettoyées.
- Caisse prise électrique arraché à refixer.
- Boite de dérivation électrique au sol.

Etc...Etc...Etc...Etc...Etc...Etc...Etc...Etc...

jeudi 9 avril 2009

Vous reprendrez bien un peu de salade ?

Tenir ce blog n’est pas une chose facile. Parce que cela demande du temps, bien sûr, et nous avons tous une vie en dehors d’NCS (En tout cas, c’est ce que nous espérons pour vous), mais aussi parce qu’il nous faut bien souvent, trop souvent, prioriser l’information. Imaginez que l’on vous balance 4 à 5 billets par jour ! Mon Dieu, fatigué comme vous devez l’être en rentrant chez vous, vous n’en liriez pas la moitié.

Aujourd’hui encore, le choix était difficile : l’émission d’hier, sur France 3, nous rappelait combien demeure proche la menace d’être, à notre tour, touchés par des licenciements économiques. De même, nous nous inquiétons de ses nouvelles rumeurs qui parlent d’une prochaine annonce de la Direction sur le sujet… Fin avril, entend-on. Pourtant, de tout cela, nous ne parlerons pas aujourd’hui. Parce que nous estimons qu’aujourd’hui, il y a plus grave. Oui, plus grave que la crise, plus important que nos emplois, il y a notre santé.

Et elle est menacée.Il y a une quinzaine de jours maintenant, le CHSCT a effectué un contrôle de notre cantine : hygiène, sécurité, et examen du cadre dans lequel nous mangeons, pour beaucoup, tous les jours. Leur verdict : insalubre ! Nous nous permettons de vous le redire : INSALUBRE ! Crasse, toiles d’araignées dans les placards à vaisselle, bâtiment laissé à l’abandon ! Bref : INSALUBRE, du sol au plafond.Comment et pourquoi un organisme censé défendre nos conditions de travail n’a pas crié au scandale devant de telles conclusions ?

Vous vous en doutez, nous ne pouvons rien affirmer. Mais tout de même : 15 jours. 15 jours qu’ils savent, et qu’ils n’ont rien dit ? Il y a une procédure, va-t-on nous rétorquer, il faut émettre un rapport ? Lorsqu’un problème surgit en production, lorsque la productivité de votre ligne baisse, on vous demande d’être sur le pont sans attendre, on vous demande de rendre des comptes, jusqu’à résolution du problème. Une réactivité qui ne semble plus si importante lorsqu’il s’agit de votre santé.

Sincèrement, à quoi sert le CHSCT ? A quoi servent tous ces gens qui oublient que leur fonction de représentant du personnel n’est pas seulement là pour leur offrir un statut privilégié, mais doit aussi leur permettre de défendre NOS droit, NOTRE santé, NOS emplois.Nous vous invitons à regarder ces quelques photos qui vous rafraichiront la mémoire. Nous comptons sur vous pour demander, à votre tour, des comptes, à votre Direction, à votre comité CHSCT, dont nous avons à maintes reprises signalé les dérives, et qui semble, cette fois, avoir franchi les limites de l’acceptable.

L’équipe d’NCSBlog

mardi 7 avril 2009

Zéro investissement ? Pas pour tout le monde !

Voilà maintenant quelques mois que nous subissons une réduction drastique de nos lignes de dépenses. Certaines économies liées aux gâchis, aux surstocks, ou à la surconsommation sont bien légitimes en période de crise ! Nous sommes conscients que chacun doit fournir son effort. D’autres coupes budgétaires, en revanche, nous laissent plus perplexes : développement de nouveaux produits, de nouveaux process, autant de domaine certes couteux, mais qui sont indispensables à la pérennisation de notre activité, et qui sont aujourd’hui réduit à zéro en termes d’investissement. Une stratégie du groupe nous dit-on !

Une stratégie qui ne s’applique pas partout de la même manière, comme en témoigne ces deux notes d’information, tirées du site BusinessWeek, et datées de fin mars :

Autoliv Moots €11 Million Capacity Ramp-up in Poland - 03/30/2009
“Autoliv Inc. plans to expand its Polish factory in Jelcz-Laskowice and add 800 jobs at the cost of PLN 50 million (USD 14 million/EUR 10.6 million). The company foresees building a production shop at its safety-belt plant near Wroclaw in western Poland, which currently employs 300. Autoliv is negotiating with the Polish authorities on including the site in a special economic zone (SEZ), which under Polish law will entitle it to tax reliefs and other incentives.”

Pour ceux qui ne seraient pas familiarisés avec la langue de Shakespeare, Autoliv compte étendre son usine de Pologne à Jelcz-Laskowice, et y ajouter 800 postes, un investissement estimé à 10,6 million d’euros.

Nous à qui on soutient que tout va mal, et qui devons pleurer pour un stylo Bic, sommes vraiment ravi de l’apprendre !

Pour terminer, sachez que demain soir (mercredi), France 3 consacrera son émission "Pièces à conviction" au thème "Licenciements, faillites : la crise a bon dos".

L’équipe d’NCSBlog

lundi 6 avril 2009

Zéro pointé !

Vous n’aurez pas manqué de le constater, notre direction se répand, depuis quelques jours, en rappel des règles de bonne conduite concernant les procédures de pointage au sein de l’entreprise : par note de service, par le compte rendu du dernier CE, bref, partout. Avec cette même menace toujours en gras dans le texte :« Si le déjeuner ou les pauses ne sont pas badgés, le système retirera DEUX FOIS la durée de la pause prévue».

Ne vous y trompez pas, chers lecteurs, ce rappel à l’ordre fleure bon l’aigreur et l’amertume, suite à l’échec des négociations concernant les nouveaux horaires de travail ! Négociations, qui, rappelons-le, auraient pu avoir une fin plus heureuse si la Direction avait eu la moindre envie de négocier, ce qui n’a pas été le cas. Quoiqu’il en soit, nous souhaitions à notre tour rappeler quelques règles de base, celle du code du travail !

En effet, le code du travail interdit les amendes ou autres sanctions pécuniaires. Toute disposition ou stipulation contraire est réputée non écrite (art. L.122-42 du Code du travail). Une infraction à cette interdiction est punie d’une amende de 3750 €, portée à 7500 € en cas de récidive (art. L.152-1-5 du Code du travail).

Là-dessus, qu’est ce qu’une sanction pécuniaire? Le Code du travail ne définit pas la sanction pécuniaire. Elle pourrait être définie comme toute retenue sur salaire effectuée par l’employeur en raison d’une faute du salarié et qui ne correspond pas à une période d’inactivité. Ainsi, les retenues sur salaire pour absence injustifiée ou retard sont licites dès lors que la retenue est strictement proportionnelle à l’absence. Si la retenue excède le temps non travaillé, il s’agit d’une sanction pécuniaire. Les suppressions ou réductions de primes pour fait de grève ne sont possibles que si toutes les absences donnent lieu aux mêmes retenues.

Il est parfois difficile de tracer clairement une frontière entre les sanctions pécuniaires interdites et les diminutions de rémunération licites. Au fil des années, la Cour de cassation a précisé ce qu’il fallait entendre par sanction pécuniaire.

Exemples de sanctions pécuniaires interdites (liste non exhaustive):
– les retenues sur salaire opérées en raison d’une mauvaise exécution du travail, d’un manque de motivation ou d’un manquement aux obligations contractuelles (Cass. soc., 2 décembre 1992, n°89-43.162). Notamment sont interdites les retenues sur salaire pour erreur de caisse, pour remboursement des contraventions afférentes à un véhicule professionnel mis au service du salarié, pour refus d’assister à une réunion, celles correspondant à des communications téléphoniques personnelles ou au coût de la dégradation involontaire de matériel
– les réductions ou suppressions de primes ou d’éléments de salaires décidées en raison des fautes commises par le salarié. Ainsi, il n’est pas possible de priver un travailleur d’une prime de fin d’année en invoquant des faits fautifs ou de supprimer un élément variable du salaire après que le salarié a fait l’objet d’observations de la part de son supérieur
– une diminution à titre disciplinaire de l’horaire mensuel de travail et donc de la rémunération est une sanction illicite (Cass. soc. 24 octobre 1991, n°90-41537). En l’espèce, la réduction des horaires de travail ne correspondait ni à un déclassement ni à un changement d’affectation mais était utilisée comme mesure disciplinaire pour sanctionner le comportement du salarié.

Voilà pour la théorie. Reprenons notre cas de figure : vous oubliez de pointer, par distraction ou par oubli de votre badge. Il vous faudra démontrer votre présence dans l’usine, et cela peut être fait de manière très simple : signaler votre présence à l’accueil, témoignage, document contresigné par votre supérieur (Un EQ officiel existe d’ailleurs toujours dans ce but), ou pourquoi pas, un email prouvant que vous étiez à votre bureau, et à l’heure. Cette justification en main, les ressources humaines auront obligation de vous régulariser. S’ils ne le faisaient pas, ils seraient en faute.

Pour finir, et comme nous ne sommes pas dupes des pressions qui pourraient s’exercer dans ce cas de figure, nous vous conseillons vivement de remonter tout problème de ce type à votre délégué CGT, Rachid Ben Younes, par téléphone, email, ou en lui rendant une petite visite. Il pourrait même vous offrir un café pour le déplacement (Il faudra badger, dans ce cas !).

En espérant vous avoir éclairé, bonne soirée !

L’équipe d’NCSBlog
(Un grand merci à l’union locale CGT-FO des Ulis pour ses précieuses explications)